Il se situe au alentour du 3 juillet 2010. Le jour ou j’ai compris que toute mon enfance n’était qu’un mensonge.

Ce jour là, j’ai pris la décision de couper tous liens avec ma mère. De sortir de sa vie et de l’éloigner de la mienne. C’est une décision difficile. mais il fallait le faire, pour moi, pour mes enfants et aussi étrange que cela puisse paraître, pour elle aussi.

Il fallait un electro-choc.

Ce jour m’a fait pendre conscience que je n’étais que l’ombre de ma mère. Que toutes les décisions de ma vie ont été prises pour elle. Parce que je n’avais qu’elle et que je ne voulais surtout pas la décevoir. Et j’ai toujours eu l’impression de tout faire à l’envers et de justement, la décevoir constamment parce que je n’ai pas été capable de prendre les bonnes décisions.

Alors ce jour là, les ponts ont été coupé. Et depuis, je me suis reconstruite  par moi même, pour moi même. Et j’ai vécu une descente en enfer… Toute ma vie, j’ai cru ce qu’elle me disait. je croyais avoir vécu les faits qu’elle me racontait. Mais en vrai, tout n’était que mensonges, qu’illusion.

Et tous les sujets de conversations qui m’aurait aidé à comprendre des tas de choses, tous ces sujets ont été évités, oubliés, délaissés dans un fond de sa mémoire. Pas parce que qu’elle ne s’en souvenait plus. Juste pour ne pas les revivre. Elle se protégeait elle même en fait. Elle voulait effacer toutes ces mauvaises décisions, ces erreurs, cette vie de galères de sa mémoire sans penser aux dégâts que ça provoquait chez moi. J’ai vécu dans les non dits et les mensonges toute mon enfance parce ce que ma mère n’a pas eu le courage de les affronter…

Ce qui fait qu’à bientôt 32 ans, des tas de questions sont en suspend. Et la seule personne qui pouvait y répondre est sortie de ma vie. Et même si ce n’était pas le cas, elle ferait l’huître, comme elle a toujours fait. Elle se renferme et après ça, c’est un silence de plomb sur ce sujet…

Depuis ce jour ou j’ai décidé de l’éloigner de moi, j’ai grandi. Et j’ai découvert que la personne que j’étais en train de devenir n’était que la copie de ma mère…

Tu vois, je ne suis pas une stressée de la vie. je positive toujours. Et depuis 2 ans, j’ai découvert comment aller de l’avant et ne pas me laisser entraîner dans la chute des autres.

Il aura fallu attendre 30 ans pour ça.

La vie de ma mère n’étais pas facile. la mienne n’est pas forcement mieux. Et je lui en veux. Je lui en veux de n’avoir rien fait pour essayer de faire de ma vie, de notre vie, une vie meilleure.

Elle a toujours cru que si on avait plus de moyens alors cette vie serait meilleur. Elle a juste oublié que ce n’est pas ça le plus important. Elle n’a pas pensé que ce n’est pas de l’argent que je voulais, que ce n’est pas ça qui m’aurait fait évoluer différemment.

Un jour, on s’expliquera, on parlera. Mais seulement quand j’aurais ravalé ses mensonges que je serais passé au dessus. et qu’elle aura soigné ses différentes pathologies. Un jour, je saurais qui j’ai été.

Voilà un billet fouilli, écrit par impulsion et spontanéité… Désolée…