Il y a quelques jours, un vendredi soir, je sortais (oui la foulie!) avec trois copines.

Nous sommes allées en boîte de la night (ouiiii c’est foufou je sais!). Dans une boîte qui fait karaoké au rez de chaussé et dance floor au sous sol! Les rémois connaissent tous cette boîte!

Durant cette soirée, nous avons rencontré, ou plutôt subi, un relou!

Coucou relou !
Coucou relou !

Alors soit je suis vieux jeu, soit la drague du relou est vraiment débile!

On ne demandait rien, on était quatre filles et là, relou et son copain relou bis, sont venus s’asseoir à côté de nous.
Ok gars, si ça te fait plaisir, m’en fous moi.

Là où relou nous a vraiment emmerdé, c’est quand il a mis en place sa technique de drague du relou, c’est à dire qu’il est venu nous souffler son haleine de whisky à la gueule, tout en se collant à nous, genou contre genou, et en nous disant des mots zarbis comme « chépoikoi jboiavekvou zeteimpa shfuph dhvpl; dvyzkqpqpv nhj kia ».

Le relou parle suédois donc…

Voyant que nous ne répondons pas et pire, que nous changeons de fauteuil, le relou se devait de réagir. Il eu une idée pour engager encore plus le contact (oui ça lui arrive) (résultat non garanti).

Il s’est donc mis à nous donner de tout petits coups de poing sur les épaules comme quand tu claques le fessier de ton meilleur copain. C’est pas fait pour faire mal, mais pour rigoler…

Ah bon? C’est censé être drôle??? Ok, je dois être décidément très vieux jeu ou avoir un humour de merde parce que perso, je ne trouve pas ça drôle du tout..

Donc, là, il fallait s’en débarrasser de ce relou. Négocier avec relou ne sert à rien puisqu’il ne comprend pas notre langue.

Non le relou ne parle pas français mais suédois (t’as pas suivi ou quoi?!). Son copain relou, lui, ne comprend rien non plus et ne sait dire qu’une seule chose: « unh unh uh uh hu euh », ce qu’il s’apparente à un discours de chien en rut…

Bref, tu te doutes que le dialogue était bien compliqué.

Jeunes et belles créatures naïves que nous étions (bah quoi?!), nous avons quand même tenté le dialogue à base de « nos maris arrivent », « on est lesbiennes », « on a un train à prendre », « j’peux pas j’ai piscine »…. Oui car comme Berengère Krief le dit dans un de ces sketchs, nous n’avons pas de répartie anti-relou au moment des faits mais longtemps après… C’est bien dommage.

J’ai donc pris le relou en photo afin de le mettre dans mon album de relou à éviter. Le relou n’a pas d’humour, ça ne l’a pas fait rire (ou alors c’est mon humour qui est pourri!).

Finalement, le relou s’est fait remettre les pendules à l’heure par les employés de la boîte qui, apparemment, connaissaient bien relou et son copain le muet.

En sortant de cette boîte de la night, nous avons eu une grande discussion sur le relou. Après, tout, il fait pitié le relou. Il n’a pas de vie, pas de gonzesses et n’est vraisemblablement pas aidé dans la vie (physique ingrat, tendance à aimer trop l’alcool, un copain muet, rayer la mention inutile….).

Quand même, c’est triste. Être un relou, Ça doit pas être facile à vivre.

Mais heureusement pour relou, cette espèce n’est pas en voie de disparition et à plutôt tendance à se propager à vitesse grand V. C’est bien, ça lui fera plus de copains à relou.

Alors, oui, je suis sans doute vieux jeu, mais le relou et moi, on n’est pas sur la même longueur d’onde!

Donc, et pour conclure, mon cher relou, la prochaine fois que tu me parles, je te fais un double coup de pied mawashi geri rotatif dans les boules!

Allez bisous chez toi hein!

Harmony (qui prend des cours de répartie anti-relou)