J’aime beaucoup la poésie des ballons. Si, j’te jure que les ballons ont de la poésie.  Rien qu’à les voir s’envoler, je trouve ça beau.

Enfin beau si on enlève les cris et les pleurs des enfants qui ont lâché leur ballons.

Et, dans ma vie de wonder maman, les ballons ont souvent sauvé ma journée. Par exemple comme ce jour où nous sommes allés chez Mickey la première fois. Je n’avais qu’un envie, partir, rentrer dans mes pénates, j’étais au bout de ma vie après avoir fait tout Fantasyland, vu toutes les parades, fait des bisous à tous les personnages. Mais voilà, le hic, c’était qu’un truc de moins d’1m d’environ 4 ans voulait rester toute sa vie dans le parc.

Du coup, en bonne mère indigne que je suis, j’ai acheté, non pardon, je me suis coupé un bras et j’ai donné un rein pour un ballon en forme de Mickey. Le truc coûte tellement cher que j’ai harnaché le ballon au poignet de l’enfant en faisant mille tours avec la ficelle, risquant jusqu’à la perte du membre.

Quelle erreur de débutante. Nan parce que sur le coup, ça a fonctionné. C’est après que ça s’est gâté. L’enfant, t’as compris que je parlais de Chucky hein ! Bref, l’enfant ne voulait plus quitter son ballon Mickey. Elle voulait dormir avec, l’emmener à l’école, le garder toute sa vie « tellement je l’aime ce ballon tu sais maman ! ».

Eh merde…

J’ai dû lui expliquer que le ballon allait se dégonfler.

Et donc, j’ai failli mourir. Décéder de crevaison de tympans, parait que ça fait super mal !

Ce ballon m’a fait flipper pendant des semaines ! Il se dégonflait petit à petit, sauf que comme il était à l’hélium, il restait malgré tout en l’air. Chaque fois que j’ouvrais la porte de la chambre de Chucky, je faisais un infarctus ! Cette grosse tête avec ce sourire niais me faisait plutôt penser à un clown maléfique qu’à Mickey.

Il me faisait tellement peur que j’ai fini par le mettre dans un placard.

Et puis, je l’ai oublié.

Un jour pas fait comme un autre, j’ai fait du grand ménage (oui ça m’arrive) et j’ai retrouvé le ballon, au fond du placard, tout plat comme un  pauvre malheureux. Bien fait que je lui dis ! J’étais si contente de la mort du ballon que je n’avais pas remarqué une petite fille derrière moi qui me dit « oh tu as retrouvé mon ballon Mickey, tu peux me le regonfler ? »…

Eh merde…

J’ai donc dû encore une fois subir les pleurs et les cris.

Depuis, elle voue un amour sans limite aux ballons, de toutes formes, de toutes couleurs, de toutes taille. Heureusement que pour les ballons anniversaire, son nouveau site préféré peut nous fournir en milliers de ballons pour les siècles à venir ! Même les bouteilles d’hélium sont disponibles.

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(Oui, j’ai fait une jupe en ballon coeur) (je ne suis pas folle vous savez) (on s’est même amusé à éclater tous les ballons coeurs).

Harmony (ballonphobe)