Il y a quelques semaines, j’ai posté sur ma page un teasing d’une séance photo. Rappelle toi, l’autruche dans les vignes 😉

Crédit photo : Seb Maréchal
Crédit photo : Seb Maréchal

Cette séance photo fait partie de mon activité « extra maman » qui est l’effeuillage burlesque.
Je pratique l’effeuillage burlesque depuis 4 ans. Je crée des numéros et je monte sur scène. A Reims, mais aussi à Lille et Paris.

Ce n’est pas une « lubie » ou un « passe temps » ou encore une excuse pour me « foutre a poil », je ne fais pas ça pour me prouver quelque chose. C’est une véritable passion.

Une passion parce que l’effeuillage burlesque, ce n’est pas juste l’art de se déshabiller. Ce n’est pas juste porter des fringues et de la lingerie super classe.

C’est un art qui réunit tout ce que j’aime : le glamour, la féminité, la comédie, la danse mais aussi tout le travail de création de numéros, de costumes, de musique. En plus du plaisir immense de monter sur scène pour faire rêver les spectateurs mais aussi le faire rire et même pleurer.

C’est aussi un moyen d’expression pour dire que je suis une femme, qui s’aime, qui s’assume, qui n’hésite pas utiliser son corps bien loin des diktats de la mode, pour crier au monde entier qu’être une femme libre, c’est un combat permanent mais qui vaut le coup tellement ça fait du bien à l’esprit. C’est dire que mon corps m’appartient, que j’en fais ce que je veux et que j’emmerde ceux qui me critiquent, qui me jalousent, qui m’insultent, qui me méprisent, qui ne me comprennent pas.

Crédit photo : Seb Maréchal
Crédit photo : Seb Maréchal

C’est passer ce message à toutes les femmes et tous les hommes. C’est dire que chaque femme fait ce qu’elle veut, quand elle veut. Que rien n’y personne n’a le droit de la priver de ça.

Et même si j’ai des vergetures, du ventre, que je pèse 76kgs, que je mets du 42, ça ne m’empêche pas de porter de la lingerie sexy. N’en déplaisent à certains.

Oui, tout comme mon amie Amelie Epicetout (qui est l’élément déclencheur de cet article), je me fous bien de ce qu’on peut penser de moi, de ce que je fais, de la manière dont je vis, de la manière dont j’éduque mes enfants.

Je m’en fous parce que je suis libre.

Cette liberté, je l’ai bien ancrée en moi. Dans ma tête, dans mon corps, dans ma vie.

Et ce corps, c’est lui qui me rend libre. Il m’a libéré. Il m’a fait comprendre que je devais arrêter de me comparer aux autres filles et  que je devais arrêter d’envier telle ou telle personne.

J’ai mis du temps à y arriver, j’ai dû me défaire des nuisibles, ceux qui te rabâchent que « ce n’est pas bien » de faire ci, de dire ça ou de penser cela.

C’était dur, le chemin était long et parsemé d’embûches. Mais grâce à ma force, mon entourage et le burlesque, j’y suis arrivée.

J’ai mis du temps à comprendre tout cela, il m’a fallu une rencontre avec Lolly Wish, la Grand Prêtresse de la féminité, pour mettre des mots sur tout ça. Elle m’a aidé à sortir tout ça de mes tripes. Même si c’était déjà en moi, avec ses mots, sa bienveillance, son ressenti, elle m’a aidé à mettre le point final vers mon entière délivrance.

Chaque femme devrait passer entre ses mains. Chaque femme !

On m’a déjà dit que j’étais un mauvais exemple pour ma fille et que je ne devrais pas me « plaindre si elle finit maquillée et habillée comme une pute à 12 ans ».
Et moi, je crois que l’image de femme que je lui envoie lui montre qu’elle peut être ce qu’elle veut, qu’elle peut faire ce qu’elle veut, que son corps lui appartient et qu’elle l’exploite comme elle veut. Qu’il ne faut pas avoir honte de son physique et de ce qu’elle est. Que tout ça fera d’elle une femme indépendante, libre et fière de ce qu’elle est et de ce qu’elle représente. une femme qui ne s’encombrera pas des nuisibles, qui saura choisir les bonnes personnes qui l’entoureront.

Crédit photo : Seb Maréchal
Crédit photo : Seb Maréchal

Je n’écoute plus les langues de bois, les rabat-joies, les jaloux, les médisants. Ils me font pitié plus qu’autre chose. Quelle vie triste ils doivent avoir.

Et moi, je continue un peu plus à vivre comme j’ai envie de vivre.

L’effeuillage burlesque, pour moi, se résume en un mot : liberté !

Et ceux qui le veulent peuvent suivre mes aventures burlesque sur ma page Facebook Dotty Mac Lane.

Harmony (Femme, Mère, Effeuilleuse Burlesque)