Nous l’avons vécu, ce putain de burn out!

burn out maternelOui le burn out a une sale gueule!

Pour ceux qui suivent ce blog depuis longtemps, vous n’êtes pas sans savoir que si Chucky porte ce doux surnom, c’est qu’elle était bien un bébé difficile qui est devenue une petite fille à fort caractère (pour ne pas dire casse burnes).

On en a sincèrement chier (y a pas d’autre mots), pendant des années. On a tenu bon, c’était très difficile. Les nuits entrecoupées jusqu’à ses 4 ans et demi, les cris incessants même sans aucune raison, le regard noir qui glace le dos quand elle n’est pas contente, l’insolence (oui même à 2 ans), les négociations sans fin parce qu’elle est très têtue, les bêtises dignes d’une ado, les colères pour un oui ou un non. Et encore, le tableau était plus noir que ce que je décris!

Bref, la grosse galère! C’était la tempête tout le temps chez nous. On avait pas signé pour ça! Pas une journée sans tornade, sans cris, sans problèmes et sans une maman en pleurs. Bruce partait travailler tôt et rentrait tard ( tu m’étonnes) et moi je bénissais ma nounou! je n’attendais que ces jours de répit, c’était à ce moment là, la seule chose qui me faisait tenir le coup!

Et quand la tempête passait, que pendant plusieurs jours, tout était cool, on soufflait et priait pour que ça reste comme ça! Mais ça ne durait pas plus de trois jours…

Impact du burn out dans trois secondes! 3, 2, 1…. BIM!

On en arrivait même à regretté sa présence… On ne sortait pas, on ne voyait plus personne, on ne vivait pas parce qu’elle était trop ingérable.

On n’avait plus envie de rien, notre couple en souffrait énormément. On ne faisait que s’engueuler. Notre vie était morbide. On avait plus envie de lutter. On ne voulait plus se battre sans cesse avec elle. Parce que tout était source de conflit!

On était épuisé, vraiment épuisé.

Et puis, il y a eu la lumière (pas la blanche avec le barbu au bout hein!). Nous étions pessimistes. on se disait que c’était comme d’hab, que ça allait repartir de plus belle! Mais non! A croire qu’elle avait compris quelque chose. Qu’elle avait décidé de changer. On ne savait pas trop pourquoi mais c’est devenu cool!

Enfin, on pouvait avoir une vraie relation avec elle, moins de conflits, moins de cris! Enfin, on pouvait sortir et faire ce qu’on voulait ensemble, sans se dire que ça va être galère et qu’on va encore devoir rentrer au plus vite.

La vraie vie de famille quoi!

Depuis presque trois ans, on revit. Même si on doit faire face à son caractère hyper affirmé! Même si elle est capable de tout pour nous faire culpabiliser, ou nous faire la misère parce que ça ne va pas dans son sens!

Elle s’est rendu compte que c’était quand même vachement plus sympa d’être cool, parce que du coup, tout le monde est cool!

burn out maternel

Mais…

Ah bah oui il y a un mais…. Cette période très difficile nous a laissé quelque chose, une espèce de souvenir dont on se serait bien passé…

Depuis, le moindre petit trucs devient une montagne. Dès qu’elle recommence à être chiante, nous avons peur que ça redevienne comme avant… Comme si on avait une épée de Damoclès qui risque de nous tomber sur la gueule à tout moment!

En ce moment, elle n’écoute rien de rien. On lui parle, mais elle n’écoute pas, elle s’en fout. Du coup, parfois, elle se fait engueuler parce qu’on en a marre de lui répéter les choses mille fois par jour (genre « essuie toi après avoir fait pipi »). Et donc, elle pleure et ça repart…

Et elle est tellement filoute, qu’elle arrive à nous embobiner avec nos sentiments! Quand elle se fait engueuler, elle nous achète avec de la tristesse en nous parlant de son grand papi qui lui manque. Elle part dans de grands cris et pleurs de tristesse. On doit parlementer avec elle pendant des heures. Et il suffit de lui dire un truc cool genre « c’est les vacances, on ira à la piscine », qu’elle s’arrête net.

Ca donne des moments que j’appelle « télégrammes ». Tristitude. Stop. Rire. Stop. Tristitude. Stop. Rire. Stop.

Finalement c’est pas grand chose! Tous les enfants sont comme ça! Mais je ne le supporte plus. un rien m’énerve et c’est ça que m’a laissé ce putain de burn out…

Bref,

Je crois que la vie de parent, c’est comme les montagnes russes: ça monte, ça descend, mais ça ne sera jamais une route plate sans embûches!

Le burn out nous fait des misères, mais on peut s’en sortir! Faut rester soudés, parler, échanger, avoir des avis extérieurs et trouver des moments de répit!

C’est comme ça, qu’on s’en ai sorti!

Et toi, comment es tu sorti du burn out?